HUMEUR « À vos masques »

Prêts, déconfinés!

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Et maintenant?

« inapte à la vie en société » je reste en (télé) Travail!  Il a bon dos le Covi(confinement)…

 

Dimanche soir, 19 heures

Aucun plan ne résiste à la réalité sauf en FRANCE où l’on a bien compris qu’il était bien plus aisé de plier la réalité au plan plutôt que l’inverse.  (tiens tiens). Après ce Tsunami d’anxiété place au déconfinement. Y retourner ou pas? Le grand Oust! « Il faut résonner à contrario. Est ce qu’on resterait chez soi jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé? Absurde.  Voir des gens? Inimaginable! Qui aurait cru qu’un jour, en plein mois de mai si le Corona virus n’étais pas passé par là, que notre coeur battrait la chamade à la simple idée de reprendre le cours de nos vies et retrouver des scènes de la vie quotidienne  ambiance pré rentrée. (Soupir). Après 55 jours d’isolement de mise en congélation et de promenade d’une heure en liberté surveillée —  la date du 11 mai revêt des allures de Libération — un écho à 1944 tant se munir d’une attestation de déplacement dérogatoire n’est plus la condition sine qua non pour pouvoir sortir sans motifs familiaux impériaux dans un rayon de 1 à 100 km autour de son domicile et tout ça à vol d’oiseau —  Pas très clair pour nous non plus.. mais c’est 135€. Oui! On déconfine. Un peu, beaucoup, 1m, 4m, seul à 10? Avec, sans masque? Partiellement, à la folie, pas du tout ? RE (SORTIR)? Pas envie. Après deux mois de confinement, entre 4 murs, le champ de mes sens s’est considérablement affiné. Être enfermée 23:30/24 m’a laissé tout le loisir de progresser sur tout un tas de rapport différent. Faire de la place. Confinée mais inspirée à réussir un confinement à coups de Rainbow food (fruits et légumes de saisons), un confinement confronté à l’introspection du plafond et aux bilans, ma vie amoureuse, mes enmerdes, virage professionnel et avenir capillaire (tout y passe) plus métaphoriquement ranger ma vie. HORS de question donc de devoir EN PLUS réussir le déconfinement. Oui on DÉCONFINE! Verbe du 1er groupe «faire ce que l’on veut, quand on le veut sans avoir à remplir une attestation pour pouvoir sortir une heure.» BUT concentrés sur l’essentiel — nos proches, notre boulot et notre pâte à pain au levain — « we have to stay postive ». Revenons En Aux Faits. Après huit semaines d’autarcie, nous avions tous envie de prévue de reprendre le chemin du préau retrouver nos proches co workers et notre espace vital —  un mug un cactus et un carnet sans aucune rature — . Alors pourquoi personne ne se presse pour (RE)venir au bureau? Ça c’était sans compter sur le (Télé) travail.  Graal du nouveau monde. « Le (Télé) travail devra être maintenue » lorsqu’il est possible. That’s So British. Etat de grâce ou parenthèse enchantée, difficile, au pays du présentéïsme de résister à une telle injonction. D’autant quelle est énoncée par un homme exquis Edouard Philippe. Une aubaine quelque part sorte de révélation du nouveau monde pour une durée encore indéterminée. En exacerbant cette propension à juger négativement, le contexte actuel, ressemble donc à une opportunité au principe de précaution. Attention  ce « Visa » là n’est pas celui qui permet de passer les frontières (quoique!).  Effet d’annonce ou réel virage vertueux, l’avenir nous le dira, mais l’initiative illustre bien combien l’heure est la méfiance  à la libération de l’hypersocialisation à l’œuvre dans les opens spaces. Ce temps de confinement restera-t-il dans nos mémoires? Comment renouer avec l’ambiance bizarre du retour à la normale (ou presque) du (Travail)d’après. — LIBERER —  Libérer des obligations de la vie sociale — Libérer des constantes sollicitations soumission du quotidien, de la promotion de l’individu extraordinaire que l’on est sommé d’être, où il est supposé agréable de se frotter à toutes les peaux. La suite de l’histoire a de quoi faire rêver. Abandon du soutien-gorge, esprit 0%, prendre l’ascendant sur son emploi du temps (BYE baby hair)  Bref DECULPABILISER. En quête de bon sens, les retrouvailles l’épreuve enchantée du dé-confinement sonne le glas. Une manière d’échapper à la monotonie du Mercato de rentrée. Bouchon boulot dodo. Entre quotidien effréné et opens spaces déshumanisés, on a beau savoir que le coronavirus a bousculé tous les usages, ce distributeur de GHA gel hydroalcoolique installé à l’entrée n’a pas l’air tout à fait à sa place. Et la pression — maximale. Pshiiiit! Chacun pour soi, masques, distanciation sociale et gestes barrières entre absurdités et comportements anxiogènes.. Le monde d’après a de quoi nous mener la vie impossible. Halte au superflu, au galop et stress de la productivité. Plus besoin non plus de se sentir obligé de hugger les collègues fumeurs ni d’évaluer les profils à risques (quelle tête ça a un hypertendu, d’ailleurs ?) Hashtag #lavied’avant. Tout aussi primordial  de se contorsionner pour maintenir « les gestes barrières » tant que vous modérer vos ardeurs de contacts humains.. On ne s’embrassera plus. On est plus obligé de se faire de bisous Fucking social distancing  quid d’une société devenu « sans contact ». Yes avoir la classe désormais ne se mesure plus aux chaussures. Mais sur le visage ce new MUST HAVE  qui fait rêver tous le monde depuis deux mois. On se l’arrache. Un coucou d’une main gantée et au loin SUFFIT ce genre de numéro est désormais la norme. Notez quand même qu’entre le 9 et le 15 mars dans les couloirs, on assistait déjà à d’étranges chorégraphies cordiales entre collègues. À qui produirai la plus ridicule salutation conforme aux « gestes barrières ». Check entre snickers, chuchoter dans son coude, d’une bise godichement gesticulée à distance tant en ces temps pandémiques on ne s’interdit rien pour se mettre en scène. Puisque circuler en quinconce et converser de loin laisse peu de place aux questions existentielles un temps soi peu gênantes  point non plus d’espace dédiée au rassemblement de salariés épuisés mais que peu découragés. Le réfectoire. Reste plus qu’à survivre au mal aimé lieu de tous les maux l’enfer qu’est l’open space. Ballet bien rodé du quotidien, obligation d’être présentable, respirer la joie de vivre, exposé au regard de tous de tout ce qui est fait et surtout de tout ce qui est dit. Imaginez , être vu de tous, partout et tout le temps » bruit, promiscuité, vas et vient incessants « milans » course à la productivité, ruminations anxiogènes,  nuisances olfactives, reniflements, éclats de rire, bruits de claviers, clics à outrance, disponibilités, circulation des chakras et l’attitude qui va avec « la bise » routines inflexibles, working face, excès de zèle,  ceux l’air toujours affairé téléphone dans une main mug et ordi dans l’autre, ceux qui développent leur essentiels soft kills, les experts, les adeptes du « venez comme vous êtes », les frugalistes, ceux qui testent leurs côte de popularité.. les drama Queens, ceux qui sont épuisés, les intolérants aux crevette chinoises. MOI.  Ceux qui ont un avis sur TOUT (dogme de la démocratie). Les pauses cafés. OPA thermostat vecteur de contamination. MOI. Discussions enflammées, le téléphone, les travaux dans la rue, balai de porte conteneurs, ceux qui mâchent la bouche ouverte, les rois des messes-basses,  » les chouchous », ceux qui parlent tous seuls, ceux dans un vide sidéral de mauvaise foi, ceux qui chantonnent, sifflent, reniflent, grincent des dents, boivent bruyamment, soupirent constamment, et RESPIRENT sans cesse. Ricanent, insultent leur ordinateur, et ceux qui font tout cela à la fois.. Bref comment bien se comporter en société. Clics, discussions continues, pauses cafés,  fins de réunions, conf calls.. est ce que ça n’est pas une vision proche de l’enfer. N’empêche. On ne meurt pas que du Covid-19. L’enfer c’est les autres. Jour après jour, les habitudes de chacun se déploient sous le regard de cet environnement branché.  Au change —  troquer le rapport aux autres déferlement d’angoisses contre des matins réinventés. L’idéal du télé travail. Une parenthèse dorée. Regarder la pluie tomber. Prendre un thé. (RE)découvrir une partie de ma réalité oubliée. Renouer avec une vie simple. Travailler depuis mon salon. Un call depuis mon canapé à moitié habillée (ou à moitié nue) c’est selon ma dispo d’esprit ou la lumière du moment Hashtag #Jeviesmameilleurevie. Monacale comme histoire. Toujours AUCUNE promotion. Convoquer une énergie folle pour atteindre l’un des endroits me permettant de me nourrir.  La cuisine. Colorée, healthy et végétale.  13 heures, retour à un  espace de travail impeccable aménagé selon mes goûts épurés. Mon lit. Bureau d’une télétravailleuse modèle ultra connectée qui n’a jamais mal au dos. Seuls quelques objets trainent 3 (télé) commandes, des câbles dans tous les sens, une bouteille d’eau couché sur son flanc, un carnet corné saturés de TO DO, deux téléphones, une calculette, un deuxième oreiller, quelques miettes AIE. Deux magasines, des feuilles volantes, une boite de Fitness fruits rouges, un plaid, un ordi. Moi. Concentrée à la tâche qui engloutit mes journées. Hashtag #jadorelavienumérique. Petits déclics ou grands chambardements, les bonnes habitudes ne se perdant pas même après deux mois de confinement. Parmi les nombreux enjeux de la sortie de crise si marcher pendant des heures au de la du kilomètre consenti sort grand gagnant du déconfinement réinvestir les gestes d’un quotidien en semie liberté n’est pas en reste. Back to basics, en somme! Second semestre 2020 ou pas, Covid19 ou pas j’en connais une qui sortira toujours masquée. Une chose est évidente nous n’irons pas tous au même rythme. Et vous qu’avez vous appris?

Le bonheur est dans l’après. Libre comme l’air sortez couverts ❤ .

 

Signé une extra terrestre semie confinée et heureuse.

 

Ocean,

© Tous droits réservés – 2020 All rights reserved – photo credited keratill

 

 

 

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